De vivre. D’être. D’exister.

par | Sur mon Chemin...

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Il y a des souffrances qui sont si grandes qu’on met toute une vie à les guérir…
Elles coulent par tous les interstices de notre existence. Et on se maudit.
De vivre. D’être. D’exister. De vouloir renoncer.
On est seul, même entouré. Errant dans un monde qui nous est propre et qu’on garde farouchement secret.
C’est si fatigant, si épuisant. De tomber, puis de se relever.
De vivre. D’être. D’exister. De vouloir s’échapper…
On a l’impression de sacrifier le temps que Dieu nous a donné… À se guérir, plutôt qu’à profiter. On se sent condamné.
C’est si dur… Si vous saviez…

Et puis. Et puis parfois, on se rappelle qu’on est aimé.
Que malgré nos larmes, nos blessures purulentes et si laides, quelqu’un se tient prêt à nous aider.
Même si on ne s’en sent pas digne. Même si on croit ne pas le mériter… On se dit alors que finalement, on a peut-être un peu de chance…
De vivre. D’être. D’exister. De vouloir continuer…
Même si on ne comprend pas ce qu’il voit au fond de nous de Beau, tant nos yeux sont remplis d’eau.

On essaye de sortir de ce dédale intérieur dans lequel on s’égare et on s’oublie. Jusqu’à ce qu’on trouve une lumière, un appui… 
Quelqu’un qui, patiemment, attend. Solide et aimant.
Et il nous donne presque un peu envie… 
De vivre. D’être. D’exister. De vouloir pacifier…
Quand bien même hurlent et se déchirent en nous, le mal-être, la guerre et la boue.

Elles sont si longues ces étapes. Elle est si interminable, la guérison.
Les uns et les autres oublient. Mais nos plaies se rouvrent chaque jour, et on en extrait le sel à grandes pelletées.
Ça fait mal. Si mal… Si vous saviez…
Mais petit à petit, quelque chose, à l’intérieur, vient s’éveiller.
Indéfinissable et si fugace, que ça ne peut être vrai. Alors on remercie…
De vivre. D’être. D’exister. De vouloir encore et encore y goûter…
Car aussi vite venu, déjà, ça s’en est allé.

Comme arraché par les vagues et les tempêtes, on est parfois rejeté loin de ce rivage, du monde, de la réalité. Des êtres aimés.
Mais une force invisible, toujours, nous pousse et nous ramène. Et on les étreint jusqu’à s’en étouffer, de peur d’encore les voir s’éloigner. Et parce que l’on sait qu’ils sont une part du trésor que Dieu nous a laissé.
Et quand enfin, le ciel est dégagé, que le silence se fait et qu’en nous, brûle un grand feu de Joie et de Vérité, alors… On est presque heureux…
De Vivre. D’Être. D’Exister. De vouloir ce que notre Cœur Sait.

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Bien des fois, j’ai voulu dire Adieu… Et bien des fois, je m’en suis remise à Dieu.

Et si, de tout cela, je ne devais retenir qu’une chose, ce serait l’Amour.
L’Amour qui apaise et guérit tout.
L’Amour de soi-même, avant tout.

À mon mari. À Dieu. Et à tous ceux dont les plaies, continuellement, se rouvrent et qui avec courage, continuent de Vivre. D’Être. D’Exister. Et veulent, malgré tout, Aimer.

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Copie non autorisée ;)

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