Au milieu des ruines, se cache la beauté…

par | Sagesse et spiritualité

  • Facebook
  • Pinterest

Je ne sais pas ce qui m’a amené jusqu’à toi ce jour-là, minuscule brin de délicatesse parmi ces ruines souillées…

Alors que je montais avec appréhension ces marches habituellement foulées par des fantômes, je les entendais…

Ces éclats de voix, ces rires camouflés.

De jeunes âmes à l’esprit tourmenté, qui n’ont pas encore trouvé une issue à leurs chimères. Sauf, peut-être, celle d’être ensemble, les cœurs serrés les uns contre les autres.

Si je pouvais…

Si je pouvais, comme un rempart à leurs souffrances, les accueillir dans mes bras et délier les nœuds coulants qui étouffent leur Lumière, leur espoir et leur foi en de meilleurs lendemains… Dans le temple de mon expérience, les battements de leur cœur se feraient plus sereins…

J’ai continué à monter ces marches poussiéreuses, il faisait froid, j’avais un peu peur. Je ne sais pas très bien ce que j’allais trouver…

J’ai fait quelques pas dans cette grande pièce. Un instant de plénitude, entre angoisse et excitation. Et puis je t’ai vu arriver…

Doucement poussée par la brise, titubant tantôt à gauche, tantôt à droite… Se frayant un chemin entre ces bris de verre et ces gravats du passé…

Un pas en avant, un pas en arrière, tu semblais hésiter.

Je t’ai attendu un moment, immobile, je t’ai regardé. Jusqu’à ce qu’enfin, tu reposes à mes pieds.

Je me suis couchée sur ce sol saccagé, à plat ventre, scrutant tes contours comme je m’émerveillerais devant une fleur fraîchement éclose…

Je n’ai pas osé te toucher, tu semblais si libre, si vivante. Tu frissonnais.

Un ange m’aurait-il fait la grâce de te semer sur mon passage, pour qu’au milieu de ces ruines, je trouve un peu de beauté ?

C’est sur cette dernière réflexion à la métaphore si bien pensée, que doucement, tu t’éloignes. Une dernière pirouette comme révérence… Puis tu t’envoles, abandonnant ces lieux de désespoir.

Au revoir.

Toi, si minuscule. Toi, Si fragile, si belle, si pure. C’est dans ce bâtiment fantôme, que tu m’as soufflé la plus belle des pensées.

Crois-tu qu’à leur tour, ils vont comprendre ?

Que les ruines ne sont pas toujours faites de pierre, et la beauté, pas toujours l’œuvre d’un musée.

Crois-tu qu’ils vont comprendre eux aussi, qu’au milieu des ruines, toujours, se cache la beauté…

  • Facebook
  • Pinterest
Copie non autorisée ;)

Pin It on Pinterest