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37 ans. Quelques kilos en plus et beaucoup de cheveux blancs. Et un peu plus de Sagesse acquise au cours de cette dernière année aussi éprouvante qu’exaltante.

Je suis du genre à remettre du sel sur mes blessures… Non pas que cela m’amuse, mais j’ai une tendance à l’autodestruction qui nourrit mon inspiration autant que ma force de résilience.
C’est toutefois épuisant de sans cesse lutter contre soi-même. Je crée mes propres vents contraires en me sabotant de procrastination et d’autojugements parfois violents. 
Je ne sais même pas célébrer mes succès, car j’ai l’impression de ne jamais les mériter…
Et l’échec me fait peur, je le sais pourtant sain et formateur, mais il m’effraie, car mon ego blessé l’interprète souvent comme la preuve irréfutable de ma nullité. Il me fait honte et je le prends certainement trop à cœur.

Et pourtant…

Il y a là, quelque part, cet Amour qui me porte depuis toujours.

Il m’a permis de survivre. De résister. 
Il m’a permis de pardonner. De me reconstruire.
Il m’a permis de reconnaître la Beauté là où n’étaient que noirceur et laideur. Si vous saviez…

Quand je suis seule dans mon bureau, il arrive que ma conscience s’égare dans quelques recoins obscurs de mon passé. Et au milieu de la crasse accumulée, au milieu de la boue dans laquelle j’ai failli me noyer, s’élève, comme une Lumière, l’enfant que j’ai été. 

Avant.

Elle est en train d’écrire. Et ce partage du Cœur suffit à son bonheur et à son exaltation.

Depuis toutes ces années, j’essaie de la retrouver. J’en prends conscience, aujourd’hui…

Et alors tout ce martyr mental auquel je me soumets depuis si longtemps, n’est finalement, qu’absurdité.

Je veux juste la retrouver.

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En vérité, elle n’a jamais été très loin. Juste là, de l’autre côté. Derrière ce mur construit de toutes mes illusions, de toutes mes peurs, de tous mes doutes et de tout ce que j’ai voulu prouver.
En ce mois de novembre, je me suis fait la promesse de le déconstruire, pierre après pierre.
Pour vous, ça ne veut rien dire… Pour moi, c’est Grandir.

J’ai 37 ans. Et je ne veux plus passer un seul anniversaire en me détestant.

Je veux la retrouver. Cette enfant qui n’était pas encore brisée.

Je veux qu’elle revienne rire dans mon Cœur, qu’elle me tienne la main et qu’elle me montre tout ce que de sa Grandeur, elle Voit.

Je la sens presque, elle est là… 

Il y a peu, j’ai fait un rêve dans lequel je conduisais à toute blinde vers le désert. Mon regard s’est porté sur le rétroviseur, et j’y ai vu de grandes explosions, comme si d’énormes pixels se détachaient, comme si notre monde de 3D se déconstruisait. 

J’y ai vu un double sens.

D’abord celui de mon propre passé que je laissais enfin derrière moi, et ce désert vers lequel je me dirigeais à toute allure, symbolisait ce nouveau chapitre qui s’offrait et que je pouvais faire fleurir comme bon me semblait.
Mais dans cette symbolique, j’ai aussi fait le parallèle avec l’humanité et les évènements actuels. L’effondrement de tout ce qui a été.

L’Humain, en tant que groupe, mais aussi, en tant qu’individu, vit de profondes transformations. Celles-ci évoluent à leur rythme et s’enchevêtrent à plusieurs niveaux. Il est facile de les repérer, tant elles viennent ébranler cette identité que nous nous sommes construite au sein de cette société, et qui ne ressemble en rien à notre véritable nature authentique et sacrée.

Et à force de nous secouer, ces transformations, ces changements conscients ou imposés, viennent nous révéler cette nostalgie d’un Moi si pur et si Vrai.

Il nous est alors donné le choix de continuer à nous murer dans nos illusions, nos mensonges et nos souffrances… Ou bien choisir la voie de la simplicité. Celle de se retrouver.

Car oui, c’est si simple. Ça l’a toujours été…

Bref, en ce mois de novembre, je suis en train de casser un gros pan de ce mur…

Et j’écris. Sans plus me mettre la pression. Sans plus m’inquiéter du temps que cela me prendra d’aller au bout de tel ou tel projet. Sans plus me demander ce que les uns ou les autres vont penser. Sans plus m’inquiéter de l’argent qui va ou non rentrer. Sans plus m’inquiéter des apparences. Sans plus m’inquiéter d’être ou non publiée. Sans plus m’acharner à performer. Sans plus user ma santé.

Je retrouve ma liberté d’Être, d’écrire, d’exister.

Et mon vœu le plus cher serait que vous aussi, à travers ce chaos, arriviez à retrouver cet enfant. Qui ne rêvait peut-être pas d’un métier ou d’une passion, mais juste peut-être, d’être heureux, d’être libre, de jouer, de s’amuser, d’ordinaire ou d’extraordinaire. Cet enfant, d’une façon ou d’une autre, vous montre la voie de votre propre épanouissement.

Alors, retrouvez-le. Et comme moi, n’ayez plus peur. Car tout le reste n’est qu’un triste leurre qu’il est grand temps de déconstruire et de lâcher. 

Puisse ma Lumière me donner la Force et le Courage de toujours et encore  persévérer dans cette quête de Vérité. Et continuer à vous transmettre tout ce qu’à travers elle, j’apprends et je Sais.

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